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La photographie panoramique haute définition

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La photographie panoramique haute définition

 

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_175455_carton-matrix.jpg

 

Introduction :

 

Le sujet de la photographie panoramique est extrêmement vaste et de nombreux sites et ouvrages présentent leur approche de ce sujet, couvrant même les panoramas 360°/180° (projection parabolique) et 360°/360° (projection sphérique).

Pour ma part, je me limiterai à décrire ce quon désigne généralement comme étant une photographie panoramique plane (projection équirectangulaire), cest-à-dire celle qui peut être imprimée sur papier sans présenter de déformation qui donnerait un sens différent à limage. Jy ajouterai toutefois limportante notion qui a initié cet article, la haute définition.

Il est entendu que cet article ne met en scène que de l’équipement réflex numérique, soit plein format (FX chez Nikon) soit le format APS-C (DX chez Nikon).

En aucun cas il ne sera fait référence à d’autres formats, qu’ils soient plus grands ou plus petits. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas utilisables dans le cadre du sujet traité ici, mais je ne les aborde pas car c’est avec mon équipement que le travail présenté ici a été réalisé.

 

Résolution & définition :

 

Pour la clarté il est important de bien faire la différence entre ces deux termes puisque chacun aura une incidence directe sur le résultat final de ce que nous allons traiter dans cet article.

La résolution dune image numérique exprime la densité de points sur une unité de surface, la plupart des logiciels de traitement dimages laffichent en nombre de pixels par pouce « ppp » (en anglais : ppi). Plus haute sera la valeur « ppp » plus fins seront les détails de limage lorsquon la visualise agrandie.

La définition dune image numérique quand à elle, exprime le nombre total de pixels qui la constitue.

 

Qu’est-ce qu’une photo panoramique ?

 

Académiquement, il est généralement considéré qu’une image est de type « panoramique » si son rapport « hauteur/largeur » est au moins de 1 à 3.

Ce rapport est le minimum, on peut aller plus loin bien sûr mais en prenant garde de ne pas arriver en finale avec une image minuscule en hauteur (et donc très peu lisible) et d’une largeur démesurée (que l’on aura pas très envie de regarder) !


Quel est l’apport de la haute définition dans une photo panoramique ?

 

Image unique :

Dans une prise de vue unique au grand angulaire on peut parfaitement capter de magnifiques panoramas, au besoin on recadrera pour obtenir l’effet allongé recherché. La définition d’une telle photo se limitera toutefois à la définition apportée par le capteur à la prise de vue, diminuée encore par l’opération de recadrage. On ne pourra pas utiliser ce genre de fichier image pour des impressions de qualité, tout au plus sera-t-il possible d’imprimer du petit format, maximum A4 d’après mes conclusions.

Augmenter la définition du fichier image est donc la voie à suivre pour se rapprocher de la « haute définition ».

 

Images en rangées :

Pour ce faire -et le plus simple- on prendra des photos verticales en rangée afin de les assembler ensuite et se rapprocher du cadrage qui avait été choisi au grand angle ci-avant. Supposons que 6 photos soient prises côte-à-côte (donc dans une rangée) pour constituer le fichier image final, c’est donc théoriquement une définition 6 fois supérieure à l’image unique qui sera obtenue (théoriquement car lors de l’assemblage les portions d’images qui se superposent seront fusionnées).

Cette image finale est donc constituée de 6 x plus de surface source que celle issue d’une prise de vue unique, à résolution inchangée la définition en sera donc sérieusement augmentée !

Les impressions qui pourront en découler seront donc de qualité bien meilleure et des formats un peu plus conséquents seront possibles.

En fonction du taux d’agrandissement choisi, la précision dans les détails ne sera toutefois pas toujours au rendez-vous, pour moi il ne s’agit donc pas encore d’une photo panoramique en haute définition.

 

Images en mosaïque/matrice : (points 3. et 4. ci-après)

Pour y arriver, on construira une sorte de mosaïque dimages captées de manière ordonnée, avec une moyenne focale si la distance du sujet est inférieure ou égale à ± 30 mètres, avec une longue ou très longue focale pour les sujets distants.

Cette mosaïque -ou matrice- sera constituée de plusieurs rangées et de plusieurs colonnes.

Le nombre d’images qui va constituer la surface source sera nettement plus importante, la définition finale en sera d’autant plus élevée, c’est ce qui est recherché afin de pouvoir visionner et/ou imprimer en grand format tout en reproduisant un détail extrêmement fin.

Nous y sommes, c’est du « panorama haute définition » !

 


Méthodes de capture :

 

La finalité visée par la photo à réaliser sera le guide pour déterminer la méthode de la capture.

 

  1. 1 Capture au grand-angle (pour mémoire) ;

  2. Captures multiples au grand-angle (pour mémoire) ;

  3. Captures multiples à moyenne focale (haute définition);

  4. Captures multiples à longue focale (haute définition).

 

1 Capture au grand-angle (pour mémoire)

Une photo prise avec un objectif grand-angle ou même ultra grand-angle « peut » moyennant un sérieux recadrage au traitement devenir une image panoramique.

Elle ne sera toutefois guère exploitable si ce n’est sur le web, car sa définition n’est pas suffisante pour en sortir un tirage papier de qualité acceptable.

De plus, les défauts optiques propres aux objectifs grand-angle ne peuvent pas toujours être corrigés totalement. Le seul avantage effectif du grand-angle dans ce cas de figure est la grande profondeur de champ qu’il procure, il ne vous permettra pas pour autant de visionner votre image à un grand taux d’agrandissement car les détails qu’il contient seront rapidement reproduits avec une qualité de définition très aléatoire !

Ce ne sera donc pas cette option que je choisirai pour illustrer le thème pointu de mon article.

 

Captures multiples au grand-angle (pour mémoire)

Utiliser un grand-angle pour réaliser des prises de vues multiples côte à côte, appareil monté sur trépied en mode vertical apporte déjà une meilleure solution.

Il s’agit ici d’effectuer des prises de vues en une seule rangée avec un pourcentage de recouvrement entre prises de vues suffisant que pour négliger les déformations optiques de ce type d’objectifs.

Une « rangée » d’images induit une exigence technique, celle de travailler avec un appareil parfaitement à niveau lors de la prise de vues, un plateau de mise à niveau est donc ici indispensable !

Ce n’est pas tout, ici s’introduit -en plus- la notion (et l’obligation) d’alignement de l’objectif à la pupille d’entrée, c’est-à-dire au plan du diaphragme (aussi appelé erronément le point nodal) à l’axe de rotation vertical de la tête de trépied où est fixé l’appareil photo (voir dans les annexes pour plus de détails à propos du réglage correct de la pupille d’entrée).

Une impression papier peut déjà être envisageable, mais attention, l’angle de champ global devra rester en dessous de 150° si l’on veut rester en panoramique plane (équirectangulaire), la qualité et donc la précision de l’assemblage préalable aux corrections habituelles dans le traitement de toute image sera primordial pour obtenir un bon résultat.

A savoir aussi, si des personnages en mouvement se situent dans la scène photographiée, certains logiciels d’assemblage vous permettent d’enlever les images fantômes (genre du touriste dont on ne voit que les jambes et rien d’autre). Choisissez donc bien votre logiciel en fonction de la nature de votre travail.

Ce ne sera pas non plus l’option que je choisirai pour cadrer idéalement dans le thème pointu de mon article.


Captures multiples à moyenne focale (haute définition)

C’est vraiment ici que nous entrons au cœur de ce qu’est la photographie panoramique à haute définition car le résultat de ce travail donne lieu à un fichier-image final dont la taille atteint ou dépasse allègrement les 3 gigabytes, parfois bien plus encore en fonction de la scène à couvrir et de la focale utilisée. Il n’est pas si rare de voir certaines de ces photos qui atteignent 20, 30, 50 gigabytes !

Par moyenne focale, j’entends ici des objectifs de 50 à 80mm approximativement, qu’il s’agisse de focales fixes ou de zooms.

Je réserve personnellement ces focales à des panoramiques à faible distance, de l’ordre de 15 à 30 mètres.

Pour ces distances, mon objectif de prédilection et fidèle allié est le Nikkor AF 50mm F/1.8D, dont les caractéristiques optiques sont absolument extraordinaires, comme par exemple un déformation optique nulle, des aberrations chromatiques quasi inexistantes, un vignettage absent dès F/4.

Ici sont particulièrement cruciaux les deux points évoqués ci-avant, à savoir la mise à niveau du plateau est fixé lappareil photo et le réglage de loptique très précisément à la pupille dentrée.

Cela est particulièrement important car si vous n’y veillez pas, des avant-plans un peu rapprochés ne pourront pas s’assembler correctement avec votre logiciel d’assemblage, quel qu’il soit !!

Il s’agit ici de réaliser des prises de vues en plusieurs colonnes et plusieurs rangées jusqu’à ce que l’ensemble couvre au total la scène qui vous intéresse. C’est un genre de mosaïque qui sera ainsi construite.

Cette approche est traitée plus loin dans un exemple pratique très détaillé.


Captures multiples à longue focale (haute définition)

Par longue focale, j’entends ici des objectifs dont la focale commence à +/- 100mm pour aller jusqu’à 300, 400, 500mm, etc… Il peut s’agir d’objectifs à focale fixe ou variable, peu importe.

C’est ici aussi que nous nous trouvons au cœur de ce qu’est la photographie panoramique à haute définition car le résultat de ce travail donne lieu à un fichier-image final dont la taille dépasse allègrement les 3 gigabytes, parfois bien plus encore en fonction de la scène à couvrir et de la focale utilisée. Il n’est pas si rare de voir certaines de ces photos qui atteignent 20, 30, voire 50 gigabytes !

Pour ce genre de travail les focales se situent entre 105 et 600mm. Tout dépendra de l’éloignement de la scène à capter et la définition que l’on souhaite en obtenir. Des distances les plus proches de la scène à celles les plus éloignées il peut y avoir plusieurs kilomètres, la sélection d’une profondeur de champ adéquate sera donc fort importante.

Pour linstant cest surtout le Nikkor AF-S 70-200 F/2.8 VRII @ 200mm qui a ma préférence mais il marrive de temps à autres dy adjoindre un TC20EIII pour en doubler la focale et atteindre ainsi 400mm.

Ici aussi la mise à niveau du plateau est fixé lappareil photo est capitale car sil y a une erreur de 0,5mm de niveau à votre appareil, à distance cette erreur se comptera en dizaines de mètres !!

Le positionnement de loptique à la pupille dentrée garantit un travail soigné et très précis, néanmoins si le sujet à capter est lointain et si aucun avant-plan nintervient dans la scène le réglage de la pupille dentrée ne doit pas se faire au millimètre près comme avec les moyennes focales, les erreurs dassemblage seront extrêmement faibles et peu voire pas perceptibles.

Comme précédemment il va s’agit de réaliser des prises de vues en plusieurs colonnes et plusieurs rangées jusqu’à ce que l’ensemble couvre au total la scène qui vous intéresse. C’est un genre de mosaïque qui sera ainsi construite.


Exemple pratique : (avec moyenne focale)

 

Nous allons procéder à la réalisation d’une véritable photographie panoramique haute définition à moyenne focale. C’est celle qui requiert le plus de précision, notamment parce que le juste positionnement de l’objectif/l’optique à la pupille d’entrée sur les axes de rotation est déterminant sur la qualité de l’assemblage ultérieur.

Matériel utilisé :

Nikon D800E
Optique Nikkor AF 50mm F/1.8D
Trépied Manfrotto 190DB
Plateau de mise à niveau Berlebach
Tête panoramique robotisée Gigapan Epic Pro
Appareil laser de mesure des distances (inutile si le sujet est très éloigné, conseillé pour les autres cas de figure)
Calculateur de profondeur de champ (hautement recommandé !)
Gabarit en carton pour définir le cadrage (accessoire fait maison)

(voir illustrations en annexes)

Scène à capter :

Un château, dans son environnement comportant chemin, zones boisées, douves.
Le champ de netteté doit couvrir ces divers éléments, en ce compris les grilles et -juste pour l’exemple- le chemin.

Installation :

Le trépied est déployé à la hauteur désirée ;
Le plateau de mise à niveau est monté sur l’axe du trépied ;
La tête panoramique est installée sur le plateau de mise à niveau qui est ensuite réglé (bulle d’air latérale) ;
L’appareil photo est installé sur la tête panoramique et y est connecté ;
Le réglage de la pupille d’entrée est fait ;
L’axe de l’objectif est bien centré sur l’axe de rotation « plongée/contre-plongée » ;
L’axe de l’objectif croise exactement l’axe de rotation vertical du trépied et/ou de la tête panoramique.
 

Réglages cadre :

A l’aide du gabarit en carton, définir le cadre dans lequel la scène doit s’inscrire.  En rapprochant ou en éloignant le gabarit de votre œil vous pourrez fixer votre choix.
Noter consciencieusement sur une feuille de papier les éléments qui doivent apparaître dans chaque coin de votre futur panoramique.
Ne pas perdre de vue qu’il faudra tenir compte d’un champ un peu plus grand que la scène réelle qui est attendue sans quoi lors de l’assemblage il se pourrait qu’un morceau de ciel vous manque ou qu’une colonne d’images s’avère nécessaire pour pouvoir effectuer un cadrage adapté.

Réglage boîtier :     Tous les réglages doivent être positionnés sur « manuel » !
    
-En fonction de la valeur Iso choisie, déterminer le couple vitesse/ouverture, sachant qu’il faut éviter d’aller au delà de F/11
afin d’éviter les effets de la diffraction ;
-Sélectionner la balance des blancs en fonction des conditions d’éclairage (soleil, ombre, …) et ne pas la laisser sur « automatique » ;
-Effectuer la mise au point manuellement afin de garantir la profondeur de champ adéquate (ne pas oublier de débrayer la mise au point automatique !) ;
-Si vous comptez utiliser la fonction HDR, effectuer les réglages du nombre de vues et de l’écart IL entre chaque vue ;
-Idéalement, paramétrer le miroir relevé afin de parer à toute vibration au moment de l’obturation ;
-Choisir le format d’image « raw », ce qui apportera tout le confort qualitatif nécessaire au cours des traitements ultérieurs ;
-Installer une carte mémoire fraîchement formatée et de capacité suffisante (sur un D800E, 100 photos en « raw » résulteront en un total de 4,7 Gigabytes, une mosaïque de 350 images donnera 16,5 Gigabytes …et le HDR n’est pas compris dans ce bref calcul !)

Réglage de la tête Gigapan Epic Pro :

Cette tête robotisée doit être paramétrée pour correspondre à vos choix de réglage de l’appareil photo pour qu’elle en tienne compte dans son travail de création de la mosaïque que vous avez choisie.
Passer ici en revue tous les paramètres de cette tête reviendrait à réécrire son mode d’emploi, ce qui n’est pas le but de mon article bien évidemment.  Le site du constructeur dispose d’un mode d’emploi en langue française, libre à vous de le télécharger si vous le souhaitez.

 

Quelques points importants sont néanmoins à ne pas oublier :

-Faire calculer par la tête Gigapan Epic Pro l’angle de champ de l’objectif utilisé, s’il s’agit d’un zoom régler celui-ci sur la focale que vous comptez utiliser ;

-Prévoir un léger temps d’arrêt entre les prises de vues (1 à 2 secondes par exemple), et ce pour 2 raisons, éviter le résidu de vibration du aux mouvements de la tête et donner le temps à la carte mémoire d’enregistrer la ou les prise(s) de vues en cours ou en attente de transfert

-Veiller à avoir une ou plusieurs batterie(s) bien chargée(s) car vous ne vous limiterez peut-être pas -au cours de votre sortie- à un seul panorama mais plusieurs, ensuite parce que certaines sessions de prises de vues peuvent durer plus ou moins longtemps en fonction du nombre d’images à prendre !

Traitement :

Voir plus bas, il sera sensiblement le même à moyenne focale qu’à longue focale.

 


Exemple pratique : (avec longue focale)

 

Ici aussi nous allons procéder à la réalisation d’une véritable photographie panoramique haute définition, mais à plus longue focale.  Elle requiert un peu moins de précision que le même travail à moyenne focale parce que le positionnement de l’objectif/l’optique à la pupille d’entrée sur les axes de rotation est moins déterminant sur la qualité de l’assemblage ultérieur.

Le matériel utilisé et décrit ci-après n’est pas exclusif ou impératif, d’autres équipements sont parfaitement compatibles pour réaliser ce travail.

Matériel utilisé :    

Nikon D800E
Optique Nikkor AF-S 70-200mm F/2.8 (VRII désactivé !)
Trépied Manfrotto 190DB
Plateau de mise à niveau Berlebach
Tête panoramique robotisée Gigapan Epic Pro
Appareil laser de mesure des distances (inutile si le sujet est très éloigné, conseillé pour les autres cas de figure)
Calculateur de profondeur de champ (fort utile !)
Gabarit en carton pour définir le cadrage (accessoire fait maison)

(voir illustrations en annexes)

Scène à capter :

Un paysage dont la profondeur est considérable puisqu’il offre plusieurs niveaux de lecture et de découverte
Le champ de netteté doit couvrir cette profondeur de plusieurs kilomètres tout en maintenant un avant-plan parfaitement mis au point.

Installation :

Le trépied est déployé à la hauteur désirée ;
Le plateau de mise à niveau est monté sur l’axe du trépied ;
La tête panoramique est installée sur le plateau de mise à niveau qui est ensuite réglé (bulle d’air latérale) ;
L’appareil photo est installé sur la tête panoramique et y est connecté ;
Le réglage de la pupille d’entrée est fait ;
L’axe de l’objectif est bien centré sur l’axe de rotation « plongée/contre-plongée » ;
L’axe de l’objectif croise exactement l’axe de rotation vertical du trépied et/ou de la tête panoramique.

Réglages cadre :

A l’aide du gabarit en carton, définir le cadre dans lequel la scène doit s’inscrire.  En rapprochant ou en éloignant le gabarit de votre œil vous pourrez fixer votre choix.
Noter consciencieusement sur une feuille de papier les éléments qui doivent apparaître dans chaque coin de votre futur panoramique.
Ne pas perdre de vue qu’il faudra tenir compte d’un champ un peu plus grand que la scène réelle qui est attendue sans quoi lors de l’assemblage il se pourrait qu’un morceau de ciel vous manque ou qu’une colonne d’images s’avère nécessaire pour pouvoir effectuer un cadrage adapté.

Réglage boîtier :    Tous les réglages doivent être positionnés sur « manuel » !
    
-En fonction de la valeur Iso choisie, déterminer le couple vitesse/ouverture, sachant qu’il faut éviter d’aller au delà de F/11
afin d’éviter les effets de la diffraction ;
-Sélectionner la balance des blancs en fonction des conditions d’éclairage (soleil, ombre, …) et ne pas la laisser sur « automatique » ;
-Effectuer la mise au point manuellement afin de garantir la profondeur de champ adéquate (ne pas oublier de débrayer la mise au point automatique !) ;
-Si vous comptez utiliser la fonction HDR, effectuer les réglages du nombre de vues et de l’écart IL entre chaque vue ;
-Idéalement, paramétrer le miroir relevé afin de parer à toute vibration au moment de l’obturation ;
-Choisir le format d’image « raw », ce qui apportera tout le confort qualitatif nécessaire au cours des traitements ultérieurs ;
-Installer une carte mémoire fraîchement formatée et de capacité conséquente (sur un D800E, 100 photos en « raw » résulteront en un total de 4,7 Gigabytes, une mosaïque de 350 images donnera 16,5 Gigabytes …et le HDR n’est pas compris dans ce bref calcul !)

Réglage de la tête Gigapan Epic Pro :

Cette tête robotisée doit être paramétrée pour correspondre à vos choix de réglage de l’appareil photo pour qu’elle en tienne compte dans son travail de création de la mosaïque que vous avez choisie.
Passer ici en revue tous les paramètres de cette tête reviendrait à réécrire son mode d’emploi, ce qui n’est pas le but de mon article bien évidemment.  Le site du constructeur dispose d’un mode d’emploi en langue française, libre à vous de le télécharger si vous le souhaitez.

Quelques points importants sont néanmoins à ne pas oublier :

-Faire calculer par la tête Gigapan Epic Pro l’angle de champ de l’objectif utilisé, s’il s’agit d’un zoom régler celui-ci sur la focale que vous comptez utiliser ;

 

-Prévoir un temps d’arrêt entre les prises de vues (1 à 2 secondes par exemple, et ce pour 2 raisons, éviter le résidu de vibration du aux mouvements de la tête
donner le temps à la carte mémoire d’enregistrer la ou les prise(s) de vues en cours ou en attente de transfert

-Veiller à avoir une ou plusieurs batterie(s) bien chargée(s) car vous ne vous limiterez peut-être pas -au cours de votre sortie- à un seul panorama mais plusieurs, ensuite parce que certaines sessions de prises de vues peuvent durer plus ou moins longtemps en fonction du nombre d’images à prendre !

Traitement :    

Voir plus bas, il sera sensiblement le même à moyenne focale qu’à longue focale.


 

Traitement des images captées dans les exemples pratiques :

 

La tête Gigapan ayant terminé son travail en livrant les photos en format « raw » il faut les copier sur ordinateur afin de les convertir en Tiff (16 bits est un plus mais rien que cette opération va multiplier par 2 le volume des fichiers image…).

Une fois ce cap franchi, on utilisera alors l’un des nombreux logiciels d’assemblage d’images disponibles, ils sont quasi tous payants hélas, mais offrent de nombreuses fonctions fort intéressantes d’un développeur à l’autre.

Sans vouloir être exhaustif, je peux recommander 3 des logiciels que j’utilise en la matière et qui sont particulièrement performants :

            Autopano Giga
            Gigapan Stitch
            PTGui

Comme il s’agit ici de traiter simultanément un grand nombre de photographies, il est impératif de disposer un ordinateur ayant des performances « processeur » au-dessus de la moyenne, multi-cœurs est une nécessité et une mémoire de 16Gb au moins n’est pas du luxe.  Un disque dur externe pour y stocker les images à traiter et traitées est également recommandé afin d’accélérer les « accès disques » indépendants du système (C:\).
Un système (Pc) 64 bits sera un atout de choix pour accélérer les traitements !

Etape 1 :    La matrice d’images
 

Avec la moyenne focale :        (2 exemples)



  

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_194529_matricefw.jpg

 

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_194741_matricehe.jpg


    


    Avec la longue focale :


https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_194853_matricewa.jpg



 

Etape 2 :    Le traitement par le logiciel choisi

 




Etape 3 :    Le résultat final


https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_195019_dsc-91359_cs5e_base2_copyright.jpg

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_195222_dsc-91414_apg_cs5e_base1.jpg

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_200039_dsc-91211_gigabase5_copyright.jpg


 

 
Ci-dessus le rendu des couleurs n’est pas fidèle à l’original comme sur un écran  calibré, vous pouvez néanmoins les visualiser correctement aux liens ci-après.
Le but est surtout de montrer le résultat de la technique évoquée dans cet article.


 

 

Voir les résultats en zoomant et découvrir les détails :


Le 1er château

Le second château

Le paysage
 

 



Annexes::

 

Plateau de mise à niveau :

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_200213_berlebach.jpg





Tête robotisée Gigapan Epic Pro :

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_200344_epicpro.jpg





Appareil de mesure de distance au laser :

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_200456_laserliner.jpg


 


Calculateur de profondeur de champ :

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_200619_calculateurpdc.jpg





Gabarit de cadrage en carton :

https://www.nikonians.org/website/var/assets/res/images/2013_04/20130412_200743_gabarit.jpg






Vidéos :


- La tête robotisée en action lors des prises de vues pour cet article (vidéo)

- Une démo (en anglais) de la tête robotisée Gigapan Epic Pro par B&H, NYC (vidéo)




__________________________
Article rédigé par Pol F. Gillard
pour

www.nikonians.fr
www.geosolve.be

10 Avril 2013

© tous droits réservés

__________________________

 

(3 Votes )
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Créé le Avril 12, 2013

Dernière modification le Juin 3, 2014

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2 commentaires

Richard Desomme (RichardSybarite) le Mars 21, 2021

Merci beaucoup pour cette instruction dont je me servirai ! Cordialement à vous, RichardSybarite

Zita Kemeny (zkemeny) le Avril 17, 2013

très intéressant, merci.

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